Voirin, Jules

Jules et Léon Voirin dans leur atelier
Phototypie parue dans Nancy-Artiste
© Benjamin Sur / Archives municipales de Commercy

Jules-Antoine et son frère jumeau Léon-Joseph Voirin sont nés à Nancy le 19 octobre 1833.

Élèves depuis 1849 d’Eugène-Charles Guérard (1821-1866), un peintre connu pour ses tableaux mondains, les deux frères abandonnent leurs études de médecine en 1857 pour se consacrer uniquement à l’art.

Réputés pour leurs peintures de genre, les frères Voirin sont proches de Charles de Meixmoron de Dombasle (1839-1912) et de Gustave Henry (1838-1902). Ce dernier est d’ailleurs présenté comme un élèves des frères Voirin au salon de Nancy de 1878.

Recouvreur fréquente les Voirin dès 1884 et semble avoir suivi des cours de Jules vers 1884-1888. Il leur fait visiter l’atelier du Chat Botté et leur présente le travail de Paul-Eugène Gœpfert (1849-1932). Il leur rend aussi visite dans l’atelier qu’ils possèdent rue des Michottes et où se retrouvent de nombreux artistes de Nancy pour parler d’art. C’est là qu’il rencontre le peintre Paul Licourt (1846-1937).

Après la mort de son frère Léon en 1887, Jules s’isole dans son atelier et se consacre quasiment uniquement à la peinture militaire. Recouvreur et lui continuent à correspondre. Adrien lui fait tester à plusieurs reprises des supports (carton, papier à aquarelle) pour ses travaux sur la chimie des couleurs.

En 1890, il lui envoie plusieurs photographies. Jules Voirin s’intéresse particulièrement aux mouvements des chevaux saisis par ce procédé. Il encourage Recouvreur à poursuivre l’aquarelle de son côté.

En 1893, comme de nombreux artistes lorrains, il réalise une aquarelle pour le livre d’or de la Lorraine offert à la Russie.

Jules Voirin décède le 5 août 1898 d’une congestion cérébrale. Ses dernières toiles sont exposées à titre posthume au salon de Nancy.

Recouvreur acquiert plusieurs œuvres des frères Voirin lors de la dispersion de leur fonds d’atelier en 1898 et 1899.

En 1904, Adrien consacre un volume de sa monographie En Lorraine. Les artistes de mon temps aux frères Voirin.